La langue qui est notre chair, ne peut pas être domestiquée. Bazaine dit « La peinture a besoin de peintres qui se noient »[...] La langue est belle d’être sauvage encore, de ne pouvoir être asservie.
> V.Novarina, Devant la parole

Promenade parmi les créations sonores de poètes, performers, ou musiciens. Pour chaque diffusion, l’émission est construite à partir d’un titre qui défini le champ d’investigation thématique.
Pour connaître le thème de l’émission de la semaine, voir les articles ci-dessous.
Le détail des playlists et les podcasts sur : http://bruitdemots.blogspot.com/
Pour proposer une lecture en studio ou envoyer une de vos créations à diffuser, écrire à vagyok at no-log.org
Bruit-de-mots #21
Jeudi 11 mars, 15-17h
LOVE OVER THE RADIO
une intervention radiophonique de
Le nom du collectif
"Nul n’entre dans le royaume de l’art s’il n’est affamé", John Dewey

en présence de Sebastian Dicenaire
jeudi 25/02/2010 à 15h
_lecture en direct de son nouveau travail "Pamela" (info plus bas)
_extraits de "Personnologue" (acsr 2009)
_diffusion de la performance "Kirkjubæjarklaustur" (écrit par Vincent Tholomé et performé avec Maja Jantar et Sebastian Dicenaire)

Pamela, c’est un roman Harlequin métaphysique. Pamela, c’est une jeune femme blonde accoudée à la balustrade en bois de teck blanc qui surplombe la baie de Palm Beach. Pamela, c’est une héroïne de feuilleton à l’eau de rose embarquée malgré elle dans un mythe de la Fin des Temps dont elle devient le prophète. Pamela, c’est le nom du cyclone économique qui menace d’engloutir la société capitaliste qui l’a engendré. Pamela©, c’est le nom d’un dreamware* buggué dont le virus s’étend à la réalité. Pamela, c’est un film sans image à écouter dans le noir. Pamela, c’est du cinéma dans la tête. Pamela, c’est une héroïne de feuilleton à l’eau de rose dont le virus s’étend à la réalité. Pamela, c’est le nom du cyclone économique qui menace d’engloutir une jeune femme blonde accoudée à la balustrade en bois de teck blanc. Pamela, c’est un roman à l’eau de rose qui surplombe la société capitaliste qui l’a engendré. Pamela, c’est un film sans image embarqué dans un cyclone métaphysique malgré lui. Pamela, c’est/Pamela, c’est/Pamela, c’est/Pamela, c’est/Pamela, c’est/Pamela, c’est/Pamela, c’est/Pamela, c’est/Pamela, c’est/Pamela, c’
* oniriciel, jeu vidéonirique
bonne écoute, Maxime Blanpain
last broadcast (Duycaerts-Boute-Pennequin-Blanquet) : via this link

Quel rapport trouver entre le travail de Duyckaerts, Pennequin et Boute ?
En dehors de leur corps parlant nous pouvons noter un intérêt pour les molusques : les réflexes mémoriels de l’aplysia (hermaphrodite marin) développés par Duyckaerts renvoient et s’opposent au concept de Corps-sans-organes* auquel Antoine Boute faisait allusion lors de son préambule performé à la première soirée BRUL (aux Ateliers Claus le 29 janvier 2010).
Autre chose les réunit, les précipite dans un gouffre : c’est l’idée de trou. Chez Pennequin “l’homme est un trou, la ville est un trou, et nous allons d’un trou vers un autre trou”, alors qu’Eric Duyckaerts, dans une conférence "performancielle" dénuée de trou de mémoire, défend le néologisme de catamnèse : la capacité de se souvenir de l’avenir.
Ceci étant posé, et sachant que le concept de Corps-sans-organes* repose sur une nouvelle conception deleuzienne du Désir, nous nous délecterons du travail de J.F.Blanquet sur les SPAMs : entre flux de désir et plan d’immanence, une hypnose machinique sur fond de libido perverse et sophistiquée. Trou désirant, ou désir de trou, de con, de trou de con inconnu, “dérapant, touchant(...) drr tergat te fengueleu (...) tout-à-fait dans la logique de la propagande hypnotique” nous dit Antoine Boute.
*CsO (Deleuze & Guattari) cf Mille Plateaux. Capitalisme et schizophrénie2
jeudi 11 à 15h :
première édition des soirées BRUL aux Ateliers Claus. BRUL : performances voix, musiques impro, live video ici : spéciale Corps Sans Organes avec Charles Pennequin et Jean François Pauvros, Antoine Boute, JF Blanquet + video.
enregistré et retransmis par BruitDeMots
et précédé à 13h d’une performance d’Eric Duyckaerts à Actoral9 (Nantes 12-12-2009) "Mémoire" (35 min.) Avons-nous une mémoire ascendante ou descendante ? Peut-on se souvenir de l’avenir ? Autant de questions auxquelles Eric Duyckaerts répond via l’étude appliquée de l’APLYSIA (lièvre de mer).
A.Artaud, formulateur de l’expression corps sans organe avant que Deleuze et Guatari ne la reprennent pour leur concept philosophique CsO
jeudi 28/01 à 15h & mardi 02/02 à 24h
#18 BruitDeMots
>> Entreligne et hazard
une navigation croisée (en studio-et autres topies) de
Pierre Coppens (textes-itinéraires) &
Emy Chauveau (k7-parasites-interférences)

Les 2e et 4e jeudis du mois, de 15h00 à 16h00