En janvier et février, sur radio panik, vous pourrez suivre notre programmation spéciale "Belgique sauvage" en parallèle de la programmation au Cinéma Nova. Au programme : retransmission des débats du Nova, dépoussiérage d’archives des années 70 aux années 2000, chanteurs syndicalistes, cinéastes, documentaristes, programmateurs et journalistes vont se croiser sur les ondes de radio panik ces deux prochains mois. Bonne écoute sur le 105.4 à Bruxelles.
Avec une interview de Jean Faniel sur les relations du syndicalisme au chômage, et des sons de la manif de vendredi (plus que) passé (pour le travail) : des passants ont été interrogés sur leur relation au travail et au chômage
Ça coûtera cher de nous foutre en l’air
Jeudi 18 février, à 8 h, sur radio panik.
Ce documentaire sonore a été réalisé entre 2005 et 2006. Il relate l’histoire de deux luttes qui se sont déroulées dans les Ardennes de 1979 à 1984. L’une contre l’implantation d’une nouvelle centrale nucléaire à Chooz, l’autre contre la fermeture de l’usine métallurgique de Vireux.
Il se compose d’une quinzaine d’interviews d’anciens sidérugistes et de personnes qui venaient de la région parisienne et de Reims pour y prendre part. Vingt-deux ans après, la mémoire de ces évènements est encore très vive. Le temps écoulé a permis un certain recul. Lors des discussions préalables avec les anciens sidérurgistes et leurs familles, nous avons abordé ces luttes sous bon nombre d’aspects.
Cependant, il n’a pas toujours été possible d’enregistrer l’intégralité de leurs propos, notamment ceux de leurs femmes qui ont beaucoup de choses à dire. Entre autre, parce que l’emprise de la centrale nucléaire de Chooz s’exerce sur elles, comme sur l’ensemble de la population de la région. Que ce soit au niveau de l’emploi ou de la vie quotidienne, celle-ci empêche certaines personnes d’affirmer publiquement ce qu’elles pensent.
Ce document a été réalisé afin que d’autres voix se fassent entendre et que ces moments de rage ne passent pas aux oubliettes de l’Histoire, celle des " vainqueurs ", celle qui se prétend neutre. En ce sens, ce montage ne se veut pas objectif. Nous avons choisi d’en développer certains aspects, mettant en lumière des contradictions, pouvant faire échos à des questionnements actuels, ou que nous voulions défendre. Nous remercions toutes les personnes qui ont bien voulu raconter ces moments de leur vie devant un micro, particulièrement les sidérurgistes et leurs familles qui nous ont à chaque fois accueilli chaleureusement, ainsi que tout les proches qui nous ont aidé et conseillé. Bonne écoute.
Ecoute ou téléchargement : http://internetdown.org/videosetson...
contact : lames-de-sons@no-log.org
* Pour cette programmation spéciale, nous avons fait la connaissance d’une fanfare qui a beaucoup soutenu les luttes sociales qui ont traversé la Belgique ces trente dernières années : le GAM, groupe d’action musicale, que vous pourrez entendre ce mois-ci sur l’antenne de radio panik en dehors des émissions en direct.
GAM - "Chansons de luttes en Belgique" - 1974-1977 - et "La vie est belle, maar’t gaat zo snel" (Chansons et musiques de luttes et d’amours) - 1978 - 1981 -
* Une compilation trouvée : "Pour en finir avec le travail" - Chansons du prolétariat révolutionnaire.
* Merci à Sean pour avoir proposé une chanson de Plastichke - "Ca gaze pour moi" - Un remix assez sarcastique de l’original...
Emission en direct sur le GAM (groupe d’action musicale). Le groupe d’action musicale a accompagné les luttes sociales pendant des années. Retour sur leur histoire et leurs pratiques.
* Mix de la première émission "Les gars lisez le grafiti", réalisé en direct depuis Fagnoule, en Aveyron. Une expérience sonore de Ciroe.12B.
* Présentation des invités (Parole, Obetre, Feliz ...)
* Definition du tag, de la peinture, réappropriation de l’espace urbain par des pratiques artistiques. Le tag comme média.
* Adrien Grimmeau (historien d’art...) professeur à l’Iselp, Bruxelles. Qu’elle est l’évolution du regard sur le grafiti ?
* Graphologie et thérapie par l’écriture avec Tatiana de Barelli (psyco-pédagogue, graphologue...).
* Référence : "Essai d’une philosophie murale" : comment réinventer une nouvelle manière d’écrire ? Responsabilité de "l’école" - Transcendance du modèle - La ville comme page blanche.
* Témoignages de grafeurs dans leur rapport à l’écriture, à l’école et à la flannerie urbaine.
* Origine politique du tag avec "Jean" (un taggeur belge)
* A qui appartient l’espace public ?
* Doul comme ville-tag en Belgique.
* Peut-on considérer le tag comme un art ? Un art qui sort du musée. Entre art urbain et tag, illégalité et subventionnement.
* L’avenir du tag comme moyen "d’éduquer les masses".
* Peut-on légaliser le grafiti ? L’espace public : lieu où on se pose des questions en commun, lieu de débats. Fondement de la démocratie - pouvoir au peuple. Mais tout le monde ne peut être professionnel des médias. Un grand nombre d’usagers de l’espace public pour peu de décideurs. Se réaprroprier l’espace public, c’est lui redonner un sens. C’est pourquoi on peut se demander légitimemant pourquoi ne pas légaliser le tag. Il faudrait repousser les limites de l’espace public, face à la privatisation grandissante des espaces publics.
* Une expérience sonore de Faro (MC-graffeur de Paris, du groupe UTP) vient clore l’émission.